Nos sociétés consomment bien trop de plastique, une matière qui, contrairement aux apparences, ne rime pas avec le mot « écologique ». Pour un monde plus durable, des alternatives aux bouteilles en plastique émergent enfin.

89 milliards. C’est le nombre ahurissant de bouteilles d’eau en plastique qui sont produites dans le monde chaque année. Ajoutez à cela toutes les autres boissons également conditionnées avec du plastique, le faible pourcentage de recyclage de ces contenants, qui, pour beaucoup, terminent leur course dans l’océan, et le temps de dégradation naturelle d’un spécimen en polymère – environ 400 ans ! – et vous comprendrez l’importance, voire l’urgence, de faire émerger des alternatives.

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1. La bouteille filtrante

Consommer un litre d’eau minérale engendre 600 fois plus de CO2 que boire tout simplement l’eau du robinet, un liquide accusé, souvent à tort, de ne pas être aussi pure que l’eau en bouteille. Au rayon des alternatives, la bouteille BU Water. Sa particularité ? Reprendre le principe des carafes filtrantes tout en étant la plus respectueuse possible de l’environnement. D’inspiration japonaise, elle est conçue en tritan, un thermoplastique solide exempt de Bisphénol-A. Son ingénieux système filtrant, composé d’un tube de charbon de bambou, est 100% naturel. L’eau est donc parfaitement filtrée tandis que la bouteille se réutilise à l’envie ou se recycle.

Disponible en précommande sur le site BU water

2. Un contenant biodégradable made in Islande

Ari Jónsson, un jeune étudiant islandais en design, a inventé une bouteille à base de poudre d’algues rouges, appelée agar. Mélangée avec de l’eau, chauffée, placée dans un moule, puis réfrigérée, la mixture prend peu à peu la forme d’une bouteille en plastique. Mais la forme seulement. Car le récipient est en fait 100 % naturel et comestible ! Une fois vide, si personne ne le mange, il va se décomposer automatiquement en un temps record. Pour l’heure, l’innovation est encore à l’étude. Des questions, concernant notamment la solidité ou la conservation dans les entrepôts des grandes surfaces, restent à être étudiées. Mais l’idée, présentée en salons, pourrait voir le jour.

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3. Une capsule comestible

Une autre alternative, toujours à base d’algue, est à l’étude et permettra peut-être de… manger l’eau ! La startup londonienne Kicking Rocks a développé Ohoo ! : une capsule, dont la membrane en chlorure de calcium et algues, est comestible ou biodégradable. À l’intérieur, une boule d’eau gelée qui pourra être soit aspirée, soit ingurgitée directement avec l’emballage. Ce dernier, composé de plusieurs couches, aura la particularité de pouvoir accueillir un logo entre deux membranes. Si la fabrication de cette capsule révolutionnaire n’est pas coûteuse, l’objet, très fragile, reste encore à l’étude.

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Retrouvez l’article « Le bioplastique aura-t-il la peau du plastique ? » dans la 12ème édition de UP le mag

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