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Après WikiLeaks, le site participatif qui publie des documents top secrets provenant de fuites, voici son pendant écolo WildLeaks. Une nouvelle plateforme qui invite les témoins d’actes de déforestation ou de trafic d’animaux à les dénoncer anonymement et sans risquer leur vie. 

Lancé en février 2016 par l’ONG californienne Elephant Action League (EAL), WildLeaks est la petite sœur de WikiLeaks, créé en 2006 par Julian Assange, pour donner une audience aux lanceurs d’alerte et aux fuites d’information, tout en protégeant les sources. Son but est le même, à une différence près, WildLeaks se concentre uniquement sur la criminalité environnementale.

Les crimes contre l’environnement représentent près de 190 milliards d’euros par an. Un marché juteux et peu risqué pour les trafiquants. D’autant que l’écocide n’est pas reconnu en droit international, contrairement au crime de guerre ou au crime contre l’humanité. Une situation qui complique la poursuite et la sanction des braconniers.

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Mission verte

WildLeaks cible principalement les trafiquants de corne de rhinocéros, qui bénéficient souvent de protections haut placées. @Sapa-AFP

WildLeaks cible notamment les trafiquants de corne de rhinocéros, qui bénéficient souvent de protections haut placées. @Sapa-AFP

Basés dans le monde entier, les collaborateurs de WildLeaks se chargent donc de recevoir et d’évaluer des informations anonymes concernant la criminalité liée aux espèces sauvages et aux forêts, pour les transformer en opérations réalisables.

« Pour le moment, l’idée n’est pas de faire un maximum d’arrestations, mais de comprendre comment ces réseaux fonctionnent, affirme Andrea Costra, son fondateur, à Terra Eco. Cela suppose un travail d’investigation long et complexe ; or, notre plateforme n’a que six mois. Aujourd’hui, nous nous attachons surtout à gagner la confiance de lanceurs d’alerte dans un maximum de pays. »

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Menaces sur l’info

Les personnes qui possèdent des informations cruciales pour démanteler les réseaux de grand banditisme ne manquent pas : témoins occasionnels, employés de l’import-export, matelots sur les navires marchands ou même parents de trafiquants… Le but de WildLeaks est aussi de « créer un pont entre ces lanceurs d’alerte potentiels et les professionnels qui ont les moyens d’agir », encourage Andrea Costra. 

Mais témoigner n’est pas sans danger. C’est pourquoi la plateforme en ligne a créé un environnement sûr pour permettre aux citoyens engagés de dénoncer ces crimes sans risquer leur vie. Les données envoyées sont  cryptées, en ce qui concerne leur gestion et leur transmission. Selon un rapport de l’ONG Global Witness, 185 personnes luttant pour sauvegarder leurs terres ou leurs forêts ont été assassinées en 2015 dans le monde.

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