Que proposent les candidats à la primaire de gauche dite de la « Belle alliance populaire » pour la transition écologique ? Tour de piste.

La primaire de la gauche est bel et bien lancée. Parmi les prétendants, deux écologistes (Jean-Luc Bennahmias et François de Rugy), la candidate du Parti radical de gauche (Sylvia Pinel) et quatre socialistes (Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon). En attendant les débats télévisuels, les aspirants à l’Élysée se positionnent, annoncent et développent leur programme. UP le mag a épluché les mesures qu’ils comptent prendre sur les questions de la société durable et de la transition écologique.

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Jean-Luc Bennahmias (Front démocate)

L’ancien écolo, passé par le Modem, veut mettre le paquet sur l’économie circulaire pour préparer « la société de demain ». Il entend, dit-il, favoriser l’économie sociale et solidaire et sauvegarder la biodiversité, sans pour autant expliquer comment il s’y prendrait.

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François de Rugy (Parti écologiste)

L’ex co-président du groupe écologiste à l’Assemblée nationale, qui a quitté EELV récemment, veut batailler contre la dégradation de la biodiversité. Il souhaite contraindre les villes à respecter un minimum d’espaces verts (parcs, murs végétalisés etc.), quitte à les sanctionner au cas où. Par ailleurs, pensant aux dérives des abattoirs, il veut créer un poste de Défenseur des droits animaux, mais aussi créer une compagnie ferroviaire low cost pour baisser les prix des billets de train et en finir avec le nucléaire d’ici 2050.

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Benoît Hamon (PS)

C’est selon Yannick Jadot, le représentant des Verts à la campagne présidentielle, le candidat socialiste le « plus écolo-compatible ». Le député des Yvelines insiste à Reporterre : « Je ne serai plus socialiste sans être écologiste. » L’ancien ministre délégué à l’Économie sociale et solidaire et à la consommation prévoit de sortir du diesel à l’horizon 2025 et d’atteindre 50 % d’énergie renouvelable cette année-là. Il souhaite contraindre les métropoles à recycler 50% de leurs déchets chaque année d’ici 2022, annonce-t-il dans son programme, « créer de véritables ceintures vertes autour des villes, favoriser le développement des circuits courts et l’autonomie alimentaire, et donc réduire la pollution liée aux transports ».

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Arnaud Montebourg (PS)

L’ancien-ministre du Redressement productif, qui ne rate jamais une occasion de se présenter comme entrepreneur, propose que la France investisse dans des domaines tels que le véhicule électrique, les activités de recyclage et les productions en bois. L’ex vice-président du conseil de surveillance de la société Habitat veut investir 100 milliards d’euros pour la rénovation thermique des bâtiments privés et publics. Comme d’autres, il se prononce pour une hausse de « la part des énergies décarbonnées dans le mix énergétique ». Et d’ajouter que c’est à l’Autorité de sécurité nucléaire de décider s’il faut fermer les centrales nucléaires.

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Vincent Peillon (PS)

Philosophe, Vincent Peillon compte défendre le programme du quinquennat en cours. « Non, rien n’a pas été fait », glisse-t-il avant de citer notamment la COP 21. L’ex-ministre de l’Éducation réclame de «dépasser les 20% de bio dans les restaurations collectives», ainsi que la fin du diesel en 2025. Il appelle de ses vœux l’organisation annuelle de conférences nationales des territoires pour l’environnement, permettant entre autres de « dynamiser l’économie circulaire au sein de chacune des régions de France ».

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Sylvia Pinel (Parti radical de gauche)

La candidate du Parti radical de gauche, ancienne ministre sous François Hollande, souhaite engager un programme de rénovation thermique et réformer la Politique agricole commune (PAC) pour que les aides européennes prennent davantage en compte les projets respectueux de l’environnement.

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Manuel Valls (PS)

Dans son programme, l’ancien Premier ministre évoque l’idée d’organiser une « grande conférence environnementale à l’automne 2017 pour fixer les grandes lignes » de sa politique. Il ne rentre pas encore dans le détail mais, s’il est élu, il réunirait les ministères de l’écologie, de l’industrie et de l’énergie et soutiendrait en outre l’agroécologie. Le partisan de l’aéroport de Notre-Dame-Des-Landes, qui ne s’est pas rendu comme d’autres candidats à l’institut Veblen (une association qui a pour but de faire de la transition écologique un projet de société) pour présenter ses mesures concernant le respect de l’environnement, ne parle pas de fin du diesel.

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Retrouvez l’article « Le bio s’installe durablement » dans la 13ème édition de UP le mag

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