Ce jeudi 1er décembre est la journée mondiale de lutte contre le sida. L’occasion de se mobiliser sur ce sujet encore, malheureusement, beaucoup trop d’actualité.

La Journée mondiale du sida est célébrée chaque année le 1er décembre, dans le monde entier. Un jour propice aux mobilisations et aux bilans. Dans le monde, 36.7 millions de personnes vivaient avec le VIH fin 2015, dont 2.1 millions de personnes infectées nouvellement. Moins de la moitié, 18.2 millions de personnes, avaient accès à la thérapie antirétrovirale en juin 2016. Au printemps dernier, un rapport de l’ONU appelait à accroître les investissements afin de « mettre fin à l’épidémie de sida en tant que menace pour la santé publique d’ici 2030 ».

L’ONU estime qu’il faudrait investir 7 milliards de dollars de plus par an pour mettre en œuvre son plan d’élimination mondial. Où trouver cet argent ? Le 28 novembre, une alliance d’associations européennes de solidarité internationale, dont Coalition PLUS, son membre français AIDES et son membre portugais GAT ont publié un rapport qui démontre que la taxe européenne sur les transactions financières est une occasion de lever ces fonds supplémentaires indispensables. Elle appelle les 10 Etats de la coalition renforcée à s’accorder sur l’affection d’une part des recettes de la TTF à la lutte des grandes pandémies dont le sida.

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S’informer

En France, selon l’agence Santé publique France, le nombre de découvertes de séropositivité VIH ne faiblit pas depuis 2011 et stagne à 6 000.  Les populations les plus touchées sont les hommes ayant des rapports sexuels avec des hommes (HSH) et les hétérosexuels nés à l’étranger. Ils représentent respectivement 43% et 38% des découvertes en 2015. Les hétérosexuels nés en France et les usagers de drogues injectables (UDI) représentent respectivement 16% et 2%.

« Le nombre de découvertes de séropositivité ne diminue toujours pas chez les HSH, contrairement à ce que l’on observe chez les hétérosexuels, hommes ou femmes, qu’ils soient nés en France ou à l’étranger », indique l’agence Santé publique France. Environ 2 600 homosexuels ont ainsi découvert leur séropositivité en 2015. C’est pourquoi, n’en déplaise à certains élus locaux, l’agence nationale de santé a lancé en novembre une campagne de prévention auprès de cette population. Dans le même temps, un nouveau site d’information, sexosafe.fr a été lancé.

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Faire le test, manifester

Que ce soit en s’informant, en participant à une manifestation, en faisant un don ou en participant à des activités de prévention ou de sensibilisation, chacun d’entre nous peut s’impliquer dans cette journée. Des actions spéciales de dépistage et d’information sont organisées un peu partout en France, comme le rapporte la presse locale par exemple au Havre, à Cachan ou encore Salon-de-Provence. En Île-de-France, les hôpitaux Bichat (18e arrondissement de Paris) et Beaujon (Clichy), ont prévu des stands d’information et de dépistage par tests rapides sur la journée. De nombreuses activités sont répertoriées dans la carte interactive des animations des associations soutenues par Sidaction.

Côté manifestations, là encore, il y en aura dans diverses villes de France. À Paris, un rassemblement est organisé à 18 heures sur le parvis de l’hôtel de ville, à l’appel de nombreuses associations. Le 10 décembre, le cercle du Marais organise l’événement « les 6 heures de nation » au profit des associations de lutte contre le sida Le Kiosque Info Sida et Le Comité des FamillesÀ Nice, un ruban rouge est prévu en fin de journée place Bourgada. À Marseille, le Collectif Inter associatif du 1er décembre organise des flash mobs.

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Retrouvez l’article « Le #don à portée de clics » dans la 9ème édition d’UP le mag

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