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Rester motivé, s’imposer un cadre, se challenger et rester actif… Ces objectifs peuvent se révéler être difficiles à atteindre lorsqu’on recherche un emploi seul. Deux jeunes femmes ont créé Cojob pour permettre d’y arriver… à plusieurs !

La recherche d’emploi collective et participative, vous connaissez ? C’est ce qu’offre – parce que oui, c’est gratuit – Cojob, une association créée en janvier 2014 par deux jeunes femmes, alors à la recherche d’un emploi. « C’est venu lors d’un après-midi de découragement profond », se souvient Marie Grimaldi, cofondatrice. « Après une simulation d’entretien qui s’était très mal passée, nous nous sommes retrouvées autour d’un verre avec Clémentine [Bouyer, l’autre cofondatrice, ndlr]. Nous étions toutes les deux au chômage et la situation nous pesait. On ne savait plus quel jour on était, quoi raconter à nos amis … Et là, on s’est dit qu’une association pareille serait trop bien pour nous. On a réuni nos besoins ».

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Un cadre, avec une pleine autonomie 

Bienvenue au cospace de l'association Cojob. Crédit photo : Cojob

Concrètement, l’association est basée sur deux volets. La plateforme sur le web permet de rejoindre ou de créer des groupes de recherche de job, dits « cosearching », ou des ateliers en lien, plus ou moins directs, avec cette recherche. Un autre aspect, plus intensif, est appelé « la promo ». 15 demandeurs d’emploi, les « jobeurs », sont réunis pendant un mois dans les locaux de l’association.

La promo est là à temps plein. Le matin, c’est recherche de travail, tandis que l’après-midi est consacré soit aux ateliers, soit à la prestation de service solidaire. Kézako ? Tout simplement des missions bénévoles auprès de petites structures. « On a voulu monter ça pour permettre trois choses », explique la cofondatrice de 30 ans. « Les jobeurs ont ainsi un rythme au quotidien, sont en groupe et se sentent utiles, autant au sein du groupe qu’avec le bénévolat de compétences ». Une initiative qui change radicalement la posture du demandeur d’emploi. Pour Marie Grimaldi, « les gens relativisent, et retrouvent l’estime de soi ».

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« Lorsqu’on est en recherche d’emploi, on a une vraie force d’ouverture et une sociabilité incroyable »

Au niveau des personnes en demande d’un tel service, la jeune femme est honnête : « Au début, nous travaillions avec des jeunes diplômés. Nous sommes ouverts à tous, mais ce sont surtout ces derniers et des cadres qui viennent vers nous ». C’est aussi une question d’autonomie et de méthode de recherche selon les métiers.

Pour autant, la question sociale n’est pas délaissée. Cojob deviendrait donc aussi une histoire d’amitié. « Les premiers jobeurs deviennent potes, donc même si nous n’imposons pas de suivi, le groupe se suit. On ne s’en rend pas compte, mais lorsqu’on est en recherche d’emploi, on a une vraie force d’ouverture et une sociabilité incroyable. C’est assez magique ! Les gens se mélangent vraiment ». Et forment une communauté.

Si le service est gratuit, les fondatrices – employées de l’association – arrivent à se rémunérer grâce aux subventions, mais aussi aux prix récompensant des initiatives sociales et solidaires. Elles cherchent d’ailleurs à pérenniser leur modèle.

Actuellement, la plateforme est disponible depuis janvier 2016 dans toute la France. Pour le moment, 800 personnes sont inscrites. La promo, par contre, n’est pour le moment accessible qu’à Paris, bien qu’une structure se monte aussi à Nantes. Depuis son lancement, il y a eu 280 personnes réparties dans 19 promos. 70% d’entre elles ont trouvé un emploi dans les 6 mois suivants. Et 100% d’entre elles ont retrouvé le moral.

Vidéo de présentation de la plateforme web Cojob. Source : YouTube

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