Associatif ou grosse boîte ? Plus besoin de choisir. Stagiaires Sans Frontières propose aux étudiants un format de stage rémunéré combinant travail dans une entreprise et engagement dans une asso ou une entreprise sociale.

En milieu ou fin d’études, le choix de l’endroit où faire son stage peut s’avérer un véritable dilemme pour certains élèves. S’investir dans des missions classiques au sein d’une entreprise ou explorer des terrains plus novateurs ? Pas toujours facile d’arrêter une décision.

Sans compter l’envie de plus en plus présente de s’investir dans un projet auquel on croit, qui fait sens. Selon une récente étude BCG/La Conférence des Grandes écoles, 75% des élèves sondés pensent qu’il est primordial que leur futur travail soit « en phase avec leurs valeurs ».

20% du temps dédié à un projet solidaire

Pour Félix de Monts, initiateur de Stagiaires Sans Frontières, la réponse à ce dilemme peut se trouver dans les synergies potentielles entre d’un côté des entreprises « de plus en plus désireuses de s’attaquer aux problèmes de société », et de l’autre, des projets solidaires « toujours en recherche de main d’œuvre ».

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La startup Stagiaires Sans Frontières promeut donc, depuis environ un an, une nouvelle forme de stage hybride : payé à temps plein par l’entreprise où il travaille, l’étudiant passe 20% de son temps, soit l’équivalent d’un jour par semaine, à s’investir dans un projet d’intérêt général porté par une association ou une entreprise sociale. « Notre rôle est de trouver des projets, des entreprises, d’assurer le recrutement et le suivi des missions et des formations », explique Félix de Monts.

Développer des réseaux variés

Outil de communication Stagiaires Sans Frontières

Stagiaires Sans Frontières

Samya, 23 ans, étudiante en fin de formation à l’EDHEC Business School, a par exemple trouvé, via le site de Stagiaires Sans Frontières, un stage partagé entre une mission liée à l’expérience client pour l’entreprise Air Liquide et une action d’essaimage pour l’association de lutte contre les discriminations Passeport Avenir. « Cela m’apporte énormément. Je peux développer un réseau dans deux secteurs différents et je suis motivée pour mes deux missions », affirme la jeune fille, qui a toujours mené des engagements associatifs à côté de ses études.

Pour les associations, ce dispositif est bien sûr un avantage en terme de ressources humaines, mais « c’est aussi une manière de renforcer leurs liens avec des entreprises », souligne Félix de Monts. « Resserrer les liens associatif/entreprise est au cœur de notre ADN », affirme ainsi  Anita Kirpalini, manager chez Passeport Avenir. Son association s’appuie en effet sur des partenariats avec des entreprises pour accompagner des jeunes de quartiers dans leur projet professionnel.

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Les entreprises ont aussi à gagner avec ce dispositif : c’est un moyen pour elles d’attirer des profils de jeunes engagés et curieux. Des boîtes telles que l’Occitane, SCOR, Leroy Merlin ou encore Accenture ont ainsi été séduites par le concept. Si le dispositif concerne aujourd’hui uniquement les étudiants, Félix de Monts aimerait par la suite développer des solutions ouvertes aux salariés. La recherche de sens au boulot n’est pas réservée aux plus jeunes !

Vidéo de présentation de Stagiaires Sans Frontières :

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