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Les plus de 60 ans représentent aujourd’hui un quart de la population française. Comme de nombreux pays développés, Japon en tête, la France doit faire face à un vieillissement massif de sa population. Une évolution démographique qui présente de nombreux défis. Les objets connectés, qui deviennent peu à peu omniprésents, pourraient faire partie de la solution.

Depuis plusieurs années, le monde connaît une nouvelle révolution technologique, celle des objets connectés. Quatre milliards en 2010, on en compterait cinq fois plus aujourd’hui à travers le globe. Selon les études de divers instituts, entre 30 et 80 milliards d’objets connectés essaimeront la planète en 2020. S’ils ne s’accordent pas sur le nombre, tous s’entendent sur une explosion du marché dans les dix ans à venir. Montres, balances, lunettes, rien n’arrêtent les concepteurs de l’Internet des Objets (IoT), qui se lancent volontiers dans le domaine de la santé et des gérontechnologies. Car le vieillissement de la population, loin d’être un fardeau, est un champ d’opportunités pour les industriels. « Il y a des besoins émergents. On a une population qui vieillit, de mieux en mieux, avec l’envie de continuer à vivre malgré son âge avancé », estime Jawad Hajjam, directeur de développement du Centich, le Centre d’expertise national des technologies de l’information et de la communication pour l’autonomie. « Pour accompagner cette volonté, on est de plus en plus ouvert à l’objet connecté, qui va sécuriser, accompagner une forme de déficience, faciliter des tâches et nous permettre de continuer à être autonome encore plus longtemps », poursuit-il. Et puisque 90 % des Français considèrent qu’il est préférable de vieillir dans son logement plutôt qu’en maison de retraite, la modernisation commence par le domicile.

« Une offre qui cherche sa demande »

« L’objet connecté commence à trouver sa place dans le logement où il sera utilisé pour faciliter les actes de la vie quotidienne, pour suivre l’activité du senior et gérer des situations à risque », ajoute-t-il, avant de citer l’exemple du lit connecté. Muni d’un capteur, celui-ci produit un éclairage pour accompagner la personne âgée dans sa mobilité et informe du temps de présence du senior dans son lit. Si ce dernier y reste trop longtemps, un signalement sera envoyé aux aidants professionnels et/ou familiaux. D’autres capteurs disséminés dans le logement sont aussi capables d’avertir les secours en cas de chute. A terme, ces outils permettraient selon les projections d’éviter les hospitalisations non programmées et prévenir la perte d’autonomie. Des EHPAD (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes) expérimentent d’ailleurs l’utilisation de ces outils pour accompagner les seniors à leur domicile. Mais ces technologies, censées améliorer le quotidien des seniors, leur sont-elles vraiment utiles ?

Ceci est un extrait d’un article issu de la 13ème édition du magazine.

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Retrouvez la suite de l’article « Un esprit sain dans un corps connecté ? » dans la 13ème édition de UP le mag

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