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LA QUOTI DU SAMEDI – Parce que de nombreuses solutions locales méritent d’être mises en lumière, UP le mag crée un nouveau rendez-vous. Tous les samedis, retrouvez un focus sur une initiative solidaire et durable… en région !


L‘agriculture urbaine a le vent en poupe. Après s’être installé sur le continent américain, ce concept de ferme en ville prend ses quartiers en France. Dans un souci de préservation de l’environnement et de nourriture saine, la « FarmBox », créé par la société UrbanFarm, relie la nature et l’assiette.

54 % de la population mondiale vit dans des zones urbaines. Un nombre qui atteindra les 70 % d’ici à 2050, selon un rapport de l’ONU. Une ville comme Paris, par exemple, n’aurait que 3 jours de réserves alimentaires suffisantes en cas de catastrophe naturelle. Un constat qui pousse, depuis quelques années, États et grandes organisations à développer le concept d’agriculture urbaine. L’exemple du Mexique mérite d’être mis en lumière. La ville de Tepoztlan, 25 000 habitants, compte une importante activité d’autoproduction familiale de légumes via une ONG locale, soutenue par une célèbre marque de céréales.

De la nature dans nos assiettes

En France, la société UrbanFarm, créée il y a un peu d’un an par Fabien Persicot, 25 ans, a bien intégré cette tendance. Le jeune entrepreneur, qui a foulé le terrain de l’agriculture dès sa plus tendre enfance, a mis en place une FarmBox. Le concept : adapter un container maritime et d’autres lieux, comme des garages et des hangars, à une culture horticole. Disposé pour y cultiver des primeurs au cœur même d’une ville, il se trouve à proximité de clients, des restaurateurs principalement, très demandeurs. Ce sont ces derniers qui bénéficient pour l’instant de la première FarmBox. Fabien Persicot vient de réceptionner le deuxième, qu’il installera sur un grand boulevard à Rennes, où particuliers et commerçants pourront acheter des salades au tarif de 1 euro. L’idée est aussi de supprimer les coûts extra-agricoles, comme le transport ou le stockage, avec des livraisons à vélo.

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Présentation d'une FarmBox / Crédi : Urban Farm via Twitter

Présentation d’une FarmBox / Crédit : Urban Farm via Twitter

De la taille d’un petit frigo assez léger, la « box » peut contenir jusqu’à 8 000 plantes. Tout est prévu pour que ces végétaux bénéficient du meilleur traitement possible : l’air y est filtré pour éviter  la pollution, et des ampoules LED y sont installées pour y maintenir une température estivale. « J’ai créé un processus qui permet de produire une tonne de végétaux par mois indépendamment des saisons extérieures », explique Fabien Persicot, ambitieux fondateur de cette start-up écolo. Les légumes sont « totalement dépourvus de pesticides et d’herbicides », ajoute-t-il.

Un procédé à faire connaître

UrbanFarm n’a pas lésiné sur les moyens pour prendre soin de ses box et les mettre à l’abri de toute source de pollution : « Nous disposons d’un système de filtration d’air intérieur et extérieur. L’air qui entre est filtré, l’air qui sort aussi.  Concernant la qualité de l’eau, un système de désinfection par ultra-violet a été mis en place », précise Fabien Persico.

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L’objectif est d’apporter aux plantes toutes les conditions nécessaires pour qu’elles se développent au mieux. Mais Fabien Persico est bien conscient du chemin qu’il lui reste à parcourir pour « démocratiser » son procédé : « Les citoyens ne sont pas encore habitués au fait qu’on peut cultiver en ville de façon très saine. Il y a tout un travail de prospection et de communication », explique-t-il sur un ton qui se veut confiant pour l’avenir.

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Retrouvez l’article La nouvelle vie des friches urbaines dans la 5ème édition d’UP le mag

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