Une asso de microcrédit et un fabricant de triporteurs aident les particuliers à créer leur propre emploi en montant une entreprise de transport.

Et si vous deveniez taxi, livreur et support de pub… à votre propre compte ? C’est ce que permet la «microfranchise solidaire» Mon Coursier de Quartier, montée par l’association de microcrédit l’Adie et le fabriquant de triporteur à assistance électrique Cyclopolitain. Ils proposent à des personnes à l’écart du marché de l’emploi et du système bancaire, un cyclotaxi pour environ 8.000 euros, des formations et des outils commerciaux et de communication, avec des possibilités de financement par l’Adie.

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Le véhicule a vocation à être utilisé pour créer, en toute autonomie, un service de transport et de livraison écologique et local, tout s’en assurant des revenus supplémentaires avec la vente d’espaces de pubs sur la coque du cyclomoteur.

Spot de présentation du concept

Un business model pensé en amont

Pour rejoindre la franchise, il faut toutefois respecter quelques critères de faisabilité, car « l’objectif est que le coursier se rémunère au SMIC dès les premiers mois de son activité et évolue ensuite », précise Sarah Dufour, cofondatrice de l’entreprise Cyclopolitain.

Le service n’est donc déployé que dans les villes de plus de 35 000 habitants et les candidats doivent être très motivés. « Il faut avoir un bon relationnel, avoir envie de devenir acteur de la vie de son quartier et une bonne condition physique »,  ajoute-t-elle.

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Que fait un(e) coursier au quotidien ? « Je vais chercher des enfants à l’école et les emmène à leurs activités, je conduis des personnes âgées dans leurs sorties, je livre des colis pour des commerces avec lesquels j’ai noué des partenariats etc… Je n’arrête pas une minute », témoigne Gloria, qui a lancé son activité il y a un an à Grenoble. Le business model pensé pour la franchise prévoit que les 3 activités, taxi, livraison et pub compte autant l’une que l’autre.

Des possibilités d’évolution

Après des périodes alternant chômage et jobs dans la culture, cette jeune femme de 32 ans s’est laissé tenter par le concept après avoir lu une présentation dans le journal de sa ville. « J’ai toujours eu envie de monter ma boite, j’ai compris que ça m’était accessible, j’ai trouvé que l’idée était innovante et très vite je me suis dit que c’était fait pour moi ! ».Gloria sur son véhicule

Aujourd’hui, Gloria dresse un bilan positif de sa première année d’activité. « C’est beaucoup de sacrifices mais je suis très épanouie », dit-elle. « J’ai toujours plein d’idées pour me développer». Elle n’écarte pas l’idée de prendre, par la suite, un ou plusieurs associé(s) et d’acquérir un deuxième véhicule.

Lancé il y a un peu plus d’un an, la microfranchise Mon coursier de quartier a séduit pour l’heure 25 entrepreneurs un peu partout en France. L’objectif est de créer un réseau de 500 coursiers à l’échelle nationale. Pour savoir s’il y a déjà un coursier de quartier dans votre ville, vous pouvez consulter la carte du réseau ici.

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