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Marre d’acheter des produits dont vous ne savez rien ? Le collectif qui a réhabilité les fruits et légumes « moches » veut créer une marque dont le cahier des charges est défini par les consommateurs.

« Prendre les choses en main », voilà l’objectif affiché par La Marque du Consommateur, avec un slogan qui en dit long : « C’est qui le patron ? ». A l’origine de cette démarche, on retrouve le communiquant Nicolas Chabanne. Il est déjà l’initiateur des « Gueules Cassées », une opération qui a permis de réhabiliter les fruits et légumes dits « moches », pour lutter contre le gaspillage.

Cette fois, il s’attaque à redonner du pouvoir au consommateur avec la création d’une marque transparente et équitable. « Il y a deux ans, quand nous avons lancé les Gueules Cassées, nous avions cerné 3 sujets importants avec les associations de consommateurs : la qualité, la lutte contre le gaspillage et la volonté de remettre le consommateur au centre du système. Aujourd’hui, le rêve est devenu réalité », affirme-t-il. « Le co-initiateur du projet est Laurent Pasquier, le fondateur du site mesgouts.fr », poursuit-il.

Ce site permet de comparer différents produits de consommation en fonction de différents critères tels que les valeurs nutritionnelles et l’origine. Il y a deux ans, mesgouts.fr a lancé un sondage auprès de ses utilisateurs, pour définir la pizza qui correspondrait le plus à leurs attentes, à la fois en termes de composition et de prix. C’est de là qu’est venue l’idée de La Marque du Consommateur.

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Un questionnaire pour comprendre les prix

La Marque du Consommateur consiste à récolter, via un questionnaire, les attentes des consommateurs, pour créer le cahier des charges du produit avant sa mise sur le marché. Un premier questionnaire vient d’être mis en ligne pour créer le premier produit de cette marque, du lait. Ce choix ne doit rien au hasard,  puisque que l’actualité des derniers mois a été marquée par la crise laitière, « un drame », selon Nicolas Chabanne.

Via ce questionnaire, chacun peut comprendre les liens entre qualité, prix et rémunération du producteur. L’occasion de se rendre compte, par exemple, qu’un litre de lait de vache dont l’alimentation est garantie sans OGM ne coûterait que 7 centimes de plus. De même, quelques centimes de plus à l’achat ont une influence non négligeable pour le producteur.

Quelques réactions sur Twitter

Évidemment, plus il y aura de participants, plus le produit aura de chance de marcher. Pour cela, le collectif mise sur les réseaux sociaux et le bouche à oreille. D’ici octobre 2016, en fonction des réponses récoltées, un lait répondant aux attentes des internautes qui auront participé devrait arriver dans les rayons. « Nous nous sommes assurés que nous pourrons trouver des producteurs selon les critères choisis et nous avons déjà un distributeur », affirme Nicolas Chabanne.

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