•  
  •  
  •  

En pleine explosion sur le net, les plateformes de troc séduisent de plus en plus. Echanges de biens, de services, prêt de matériel, monnaie virtuelle… Cette tendance apparaît pour ses utilisateurs comme une solution pour lutter contre la crise économique et écologique.

« Les chiffres généraux du troc sont très difficiles à trouver », constate Floriane Addad, la co-fondatrice de Mytroc. Un avis partagé par le président de Myrecyclestuff, Vincent Montalet. Sur son site, il recense 10 000 membres actifs, quand Mytroc réunit 7 000 internautes. Floriane Addad est fière de sa communauté. « Ce sont des gens qui ont des valeurs… On y trouve beaucoup d’ ‘’anti-consommation’’, et des écolos ». Les utilisateurs du service y voient un moyen de lutter contre la crise. « Je pense que c’est aussi une des solutions d’avenir face au système bancaire monétaire. Il y a une grande volonté de consommer d’une autre façon », explique la cofondatrice de Mytroc.

A lire aussi : Prêter, empruntez… C’est gratuit !

Mais d’où vient un tel engouement pour le troc ? Vincent Montalet tente de répondre. « Les gens viennent pour les bonnes affaires. Il y a aussi une prise de conscience environnementale. On voit que la tendance de l’occasion a déjà pris chez les Français ».

Floriane Addad et son associée Crédits: Mytroc.com

Floriane Addad et son associée Crédits: Mytroc.com

Troc écolo et partenaire de jeu vidéo

Sur le site de Floriane Addad, on trouve des échanges de biens et de services. « Pour Mytroc, ce qui se troque le plus c’est l’alimentation (confitures, tomates, œufs bios…), les livres, les services, et les objets de collection (carte postales…) ». Les troqueurs y chercheraient même des conseils pour réduire leurs déchets. « C’est vraiment ça le fondement du troc », explique-t-elle. « Au lieu de jeter, on donne. Au lieu d’acheter, on récupère. Donc oui, ça a un petit impact sur l’environnement ». « Le troc c’est le marché du réemploi », renchérit le président de Myrecyclestuff.

A lire aussi : Too-short, la solution de revente et de troc pour les parents

Bien sûr, ce genre de plateforme entraîne forcément quelques demandes insolites. Floriane Addad témoigne : « J’ai vu une annonce de quelqu’un qui cherchait un partenaire de jeu vidéo ! Il y a eu aussi une proposition de câlinage de chevaux, de l’hypnose, des cours d’effeuillage… Il y a vraiment de tout, c’est assez marrant ! » Elle met cependant en garde, avec son homologue, contre les « fausses plateformes de troc », c’est-à-dire celles qui utilisent le mot mais qui restent des sites de vente. « Comme troc.com », dénoncent les deux troqueurs.

Captures d'écran des sites mytroc.com et myrecyclestuff.com

Captures d’écran des sites mytroc.com et myrecyclestuff.com

Une monnaie virtuelle à base de noisettes

Opposé à l’argent véritable, Mytroc.com a créé une véritable économie virtuelle autour des « noisettes ». « On a mis en place cette monnaie complémentaire et gratuite pour faciliter les échanges, fait valoir Floriane Addad. Les membres sont libres d’échanger ce qu’ils veulent contre ces noisettes. Elles servent par exemple à équilibrer la valeur d’un troc ». Elle a d’ailleurs une petite anecdote à partager : « Une amie avait besoin d’un plombier, elle a mis une annonce, et le soir même toutes ses fuites étaient réparées. 29 noisettes, un sourire, un café et c’était fait », raconte-t-elle.

up71Ce sujet vous intéresse ?

Retrouvez l’article « Comment sauver les meubles » dans la 7ème édition d’UP le mag

-> Découvrir le sommaire et le numéro
-> Abonnez-vous pour recevoir ce numéro ou achetez-le dès maintenant !


  •  
  •  
  •  
Info inspirante ?
Avis des lecteurs 1 Avis

Commentaires