Polluants, malodorants, visuellement repoussants, les déchets sauvages sont tout sauf attrayants. Pour lutter contre ces parasites, Vacances Propres a lancé une grande campagne de sensibilisation. Ils organisent aussi d’autres projets pour rendre nos espaces de vacances toujours plus propres.

Carole Carpentier connaît ses chiffres sur le bout des doigts. La déléguée générale de Vacances Propres commence d’emblée avec ce constat : « On estime à 81 000 tonnes le poids des déchets sauvages jetés par an en France. Ça représente 8 Tours Eiffel ! Vous vous rendez compte ? », s’exclame-t-elle. C’est lorsqu’il se trouve « en dehors de tout circuit de collecte et de récupération » qu’un déchet devient « sauvage ». Un vrai fléau pour les vacanciers, puisque les principaux lieux où sont jetés ces emballages, mégots, chewing-gum, mouchoirs en papier et restes de pique-nique sont les routes et les cours d’eau. Une pollution aux conséquences connues pour Carole Carpentier. « Il faut faire prendre conscience aux gens qu’un geste qu’ils considèrent anodin impacte considérablement notre biodiversité, notre environnement, notre qualité de vie… »

Pour aller plus loin: Un festival pour découvrir le mouvement « zero déchet »

©Vacances Propres

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« Laisser une plus belle trace sur Terre »

La sensibilisation est le nerf de la guerre que mène Vacances Propres. « On travaille vraiment sur la prévention », fait valoir la déléguée générale. « On cherche à faciliter les gestes propres. On mène une campagne de sensibilisation nationale, par affichage, sur les réseaux sociaux… Vous l’avez peut-être vue dans les métros parisiens. On montre que derrière un déchet sauvage, il y a le geste de quelqu’un. Donc l’idée, c’est d’inviter à laisser une plus belle trace sur Terre ».

L’exemple le plus parlant est sans doute le sac plastique. Celui-ci met environ 400 ans à se dégrader, « même si on n’a pas vraiment le recul », estime Carole Carpentier. « On affiche la date du déchet pour montrer qu’il est là depuis longtemps et qu’il détruit notre bio diversité ».

©Vacances Propres

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Les déchets, ça coûte cher

Cependant, Carole Carpentier redoute le manque d’argent pour mener ses actions. À l’aube 2017, le projet sera « de trouver de nouveaux partenaires pour financer nos opérations. On a plein d’idées, mais trop peu de moyens pour les réaliser », déplore-t-elle. En attendant, Vacances Propres mène aussi des initiatives en aval, « sur le terrain ».

Avec l’Association des Maires de France, la structure travaille « à mettre en place des dispositifs de lutte contre les déchets sauvages via les collectivités locales ». Elle leur fournit, par exemple, des sacs-poubelles.

Vacances Propres soutient aussi des associations environnementales, qui collectent les déchets sauvages sur les plages comme dans les villes. Chacun peut alors s’engager facilement dans une action citoyenne de nettoyage proche de chez soi.

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