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Les bioplastiques, biodégradables et compostables, apportent une solution alternative au plastique traditionnel pour endiguer la pollution et préserver les écosystèmes. Des initiatives se développent pour transformer toutes sortes de végétaux. Et plutôt que les cultiver, certains ont pensé à les récupérer…

Le bioplastique est un matériau biosourcé, c’est-à-dire qu’il provient de matières végétales. Non seulement, sa fabrication est moins énergivore que celle du plastique traditionnel, mais sa matière première est une ressource renouvelable, contrairement au pétrole dont les réserves diminuent inexorablement.

Autre atout indéniable, le bioplastique est biodégradable et compostable. Si un sac jetable en plastique traditionnel met 450 ans à se dégrader naturellement, son alternative en bioplastique pourra disparaître naturellement en seulement 6 mois !

Maïs, pommes de terre, blé ou cannes à sucre sont les végétaux les plus couramment détournés de l’alimentaire pour être transformé en produit plastique. Ce détournement pose alors le problème d’une concurrence avec la production agricole destinée à l’alimentaire. Sans comptez que ces cultures ont une consommation d’eau et de gaz à effet de serre impactante.

À lire aussi : Zoom sur les alternatives aux sacs plastique

Tomates, endives, crevettes… Des initiatives surprenantes

Et si la solution n’était finalement pas dans la production agricole mais dans la valorisation des déchets organiques ? La recherche se dirige de plus en plus vers le recyclage des biodéchets et des initiatives insolites émergent à travers le globe.

En Italie et en Espagne, les deux plus gros producteurs de tomates, des chercheurs ont eu une idée de génie : récupérer la peau du fruit, riche en cutine, pour créer des laques en bioplastique, idéales pour recouvrir l’intérieur des boîtes de conserve. 200 000 tonnes de déchets de tomates pourraient ainsi être valorisées.

En Allemagne, des chercheurs ont pensé aux endives ! Les restes des récoltes d’endives contiennent en effet de l’hydroxyméthylfurfural parfait pour créer du nylon, du polyester ou encore du perlon, des matières souvent utilisées dans l’industrie de la mode.

En Turquie, ce sont les peaux de bananes qui ont la côte ! En 2013, une jeune lycéenne de 16 ans trouvait la recette d’un bioplastique issu de la cellulose des peaux de bananes. Une trouvaille de taille qui lui a permis de se classer finaliste du Google Science Fair et de remporter le premier prix du magazine Scientific.

L’entreprise mexicaine Biofase a développé un polymère à partir de… noyaux d’avocats. Une aubaine dans le pays qui produit le plus d’avocats au monde. Il suffit d’un kilo et demi de noyaux pour produire un kilo de plastique !

Enfin, des chercheurs américains ont trouvé comment valoriser les tonnes de déchets de crevettes délaissées par l’industrie alimentaire. La chitine, un composant de leur carcasse, est récupérée puis mélangée à une protéine de soie, afin de fabriquer une matière très solide, le Shrilk, contraction de « shrimp » (crevette) et de « silk » (soie).

Pour aller plus loin : Reconnaître un produit en bioplastique grâce aux labels

Magazine UP le mag n°12Ce sujet vous intéresse ?

Retrouvez l’article « Le bioplastique aura-t-il la peau du plastique ? » dans la 12ème édition de UP le mag

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