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Des peluches, des vêtements, des robots de cuisine ou encore des objets de déco : vous trouverez tout chez « Siga-Siga ». Dans cette boutique un peu spéciale, il vous sera inutile de sortir le porte-monnaie puisque tout est gratuit !

Lancée en 2015 à Paris, l’association « La Boutique sans argent »  s’est créée sur des bases de revalorisation d’objets et de dons solidaires. Déborah Frishkandl, responsable de l’association, s’est inspirée des bonnes idées venues d’ailleurs pour créer « Siga-Siga », signifiant « doucement-doucement » en grec. Un pied de nez aux politiques d’austérité que connaît le pays en crise.

« L’association s’est inspirée du concept de free shop, né aux États-Unis à la fin des années 1960. Il existe aujourd’hui une poignée de projets de ce type en France, dont l’un des pionniers est le « Magasin pour rien » porté par la Maison de la citoyenneté mondiale à Mulhouse. La Boutique sans argent a souhaité opérer un changement d’échelle en important la démarche au cœur de Paris dans un lieu ouvert et accessible à tous », explique la responsable.

Gratuité et lien social

En chinant pour trouver la perle rare, vous pourrez aussi partager un moment convivial autour d’un thé ou d’un café. L’enseigne accorde une importance primordiale au lien social, entre autres desseins : « La Boutique sans argent poursuit un triple objectif : environnemental, social et citoyen. Elle participe à une meilleure utilisation des ressources en permettant le réemploi d’objets sous-utilisés et sensibilise le public à des modes de consommation plus responsables », affirme Déborah Frishkandl. À la différence des ressourceries, l’objet ne sera pas réparé et doit encore fonctionner.

Pourquoi des objets gratuits ? La directrice de la boutique veut rappeler qu’ « en bannissant les transactions financières de notre espace, nous souhaitons rappeler que la monnaie n’est qu’un outil et non une fin en soi, et que la richesse véritable réside dans le partage et non dans l’accumulation ». La gratuité responsabilise, un don sous-entend qu’on doit prendre soin de l’objet, ce qui limite les possibles abus. « Ce qui importe aux personnes, c’est la valeur symbolique des objets, c’est-à-dire le discours et l’environnement qui les accompagnent », selon la gérante de ce joyeux bazar.

L’association cherche régulièrement des bénévoles pour aider à gérer l’espace de dons, co-animer des ateliers, ou faire de l’accompagnement d’événements ludiques autour du thème de la solidarité. Elle a pour projet d’ouvrir d’autres boutiques, à Paris comme en province.

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Retrouvez l’article « Ni consommateurs, ni producteurs, tous contributeurs ? » dans la 8ème édition d’UP le mag et son dossier spécial :

Et si on partageait tout ? Vers une économie mieux pensée

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