Le baskin permet à des joueurs valides et handicapés de jouer ensemble sur un terrain. Chacun joue en fonction de ses capacités. Le but du jeu ? Marquer le plus de paniers possible.

Un nouveau sport a fait son apparition en France depuis quelques années. C’est un type de basket un brin particulier, car il se joue sur un terrain composé de quatre paniers (au lieu de deux). Surtout, les joueurs, femmes et hommes, sont valides et handicapés.

Dans la même équipe, on trouve cinq personnes : des sportifs malvoyants, d’autres en fauteuil roulant, ainsi que des athlètes sans handicap. C’est en tout cas la règle du baskin, un mot né d’une contraction entre le mot « basket » et « inclusion ».

Dans ce sport pour tous, chacun joue un rôle en fonction de ses capacités motrices et contribue à la victoire de son équipe en marquant des paniers (avec des balles parfois plus légères, si besoin). Durant la phase de jeu (4 X 6 minutes), le capitaine, un joueur valide, ne peut pas tirer autant de fois qu’il le souhaite, il s’assure plutôt que les joueurs handicapés aient bien le ballon. Le principe : lier cohésion autour de consignes communes pour les joueurs et compétition sportive.

Présentation par le club italien de baskin à Cremone, sa ville de naissance

Apéro, les yeux bandés

Depuis 2011, l’association nantaise Orea développe cette pratique sportive encore peu connue dans l’Hexagone. Pour sensibiliser à ce sport inclusif, elle propose des séances d’entraînement et met en place des tournois ouverts à tous plusieurs fois par an. Le prochain en date est prévu le 29 mai, à Nantes, où sont attendus « une centaine de participants« , confie Anthony Penaud, le président de l’association.

Pour en savoir plus : contactez l’association à tournoibaskin@gmail.com

Ce sujet vous intéresse ? Retrouvez l’article « Audrey Sovignet facilite la voie(x) de l’accessibilité » dans la la 11ème édition d’UP le mag Couv_UP11_recentree

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L’association, qui sensibilise également au handicap de manière ludique, grâce à des mises en situation comme « l’apéro bandé » (au cours duquel une personne sans handicap mange sans voir), se rend dans des collèges et des lycées, ainsi que dans des centres de loisirs et des centres spécialisés.

Un sport né en Italie

Actuellement, l’association est composée de 70 adhérents, tous bénévoles. « L’objectif, explique Anthony Penaud, c’est, à terme, de créer une fédération regroupant plusieurs associations ».

Pour l’instant, il y en a encore peu : outre Orea, on peut pratiquer le baskin sur le campus de Lyon 1  (à la fac de sciences et techniques des activités physiques et sportives), par exemple. Certains jeunes sautent le pas sans forcément avoir d’expérience dans le basket ; ils apprennent vite.

Le baskin, qui en est à ses balbutiements en France, est né en Italie, au tout début du XXIe siècle. En 2004, un professeur d’EPS et un père d’une élève handicapée motrice, inventent la formule. Aujour’hui, des milliers de personnes pratiquent cette activité physique et un championnat national a même été lancé !

Et si la France s’y mettait aussi ?

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