Jeune start-up française, la Boîte à Champignons est une solution innovante d’agriculture urbaine qui permet à des chefs et des particuliers de produire des champignons à la maison à partir de marc de café.

Arrêtez de jeter votre marc de café, ce résidu après l’infusion du café. Depuis 2011, Arnaud Ulrich et ses deux camarades, Grégoire Bleu et Cédric Péchard développent un projet avec l’entreprise UpCycle, mêlant recyclage, agriculture urbaine et solidarité.

Comment ? Tout d’abord avec la récupération de marc de café, qui est l’élément essentiel dans la boucle. La culture des champignons, à partir de cette matière, est développée pour les maraîchers mais aussi pour les particuliers (même en zone urbaine) depuis 2013, avec le lancement de la Boîte à champignons.

D’ailleurs, la solidarité est aussi de mise puisque les employés, pour l’ensemble de la production et de la logistique, sont des personnes en insertion professionnelle.

Upcycle

L’initiative en chiffres. Crédits: La Boîte à champignons

Le « do it yourself » des pleurotes

« Pour les particuliers, nous avons lancé la Boîte à champignons », expliquent Arnaud Ulrich et Grégoire Bleu, co-fondateurs. C’est la version accessible à tous de U-Farm, un programme professionnel qui permet à un maraîcher, une association d’insertion ou un restaurant d’imiter les méthodes de la boîte à champignons, mais à plus grande échelle.

Disponibles sur leur site internet, ces fameuses boîtes permettent à tous de faire sa propre culture à la maison. Que vous ayez un jardin ou non, que vous soyez en ville ou à la campagne, la start-up propose une formule adaptée.

Les prix vont de 15,90 € (kit de pleurotes gris) jusqu’à 79,50€ pour un gros lot, dont le kit école « pour activité manuelle sur la nature ». Une gamme plutôt agréable pour se remettre à la culture chez vous !

Penser une économie plus circulaire

Les résidus résultants de la culture – notamment des pleurotes Monte Cristo (type de champignons pour les non-connaisseurs) pour de grands restaurants parisiens – sont confiés à des maraîchers qui les réutilisent pour fertiliser leurs terrains.

Si pour le moment, la commercialisation ne concerne que la production de champignons à partir de marc de café, l’équipe pense à d’autres projets. « Nous travaillons sur les déchets urbains disponibles, qui peuvent permettre de cultiver localement des aliments de qualité » reprend Arnaud Ulrich, avant de conclure, « avec le déploiement des brasseurs de bière dans les grandes villes, nous planchons sur l’incorporation de ce nouveau résidu dans notre processus de fabrication. Le sujet est très vaste et il y a encore beaucoup de choses à faire. Mais les solutions existent, à nous de les mettre en œuvre… »

Pour plus d’informations, l’interview d’Arnaud Ulrich, lors de la 69ème Up conférence, intitulée « Déchets: une économie pleine de ressources ? »


up81

Ce sujet vous intéresse ? Retrouvez notre article « Objectif Zéro-Gâchis! » dans la 8ème édition d’UP le mag et son dossier spécial

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