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Les artothèques font des prêts d’œuvres d’art contemporain à des particuliers, des entreprises ou des établissements scolaires. L’objectif : rendre l’art accessible à tous.

Imaginez un Dali dans votre salon, juste au-dessus de  votre canapé, pendant un mois, pour une somme largement abordable. Impossible ? Et bien si, grâce aux artothèques, des services de prêt d’œuvre d’art, à destination de particuliers, établissements scolaires ou entreprises.  Il en existe un peu partout en France. Elles sont gérées par des organismes publiques ou à l’initiative d’associations. (voir carte plus bas).

L’inventaire artothèque Nord-Pas-de Calais, (structure associative), par exemple, offre, depuis 2009, un service « itinérant et solidaire» de prêt d’œuvres d’art. La collection est hébergée à Hellemmes (métropole lilloise) et circule dans la région et au-delà. À tour de rôle, des structures éducatives ou culturelles des environs accueillent une partie de la collection. Durant ces expositions, les œuvres peuvent être empruntées par des particuliers, entreprises ou établissements scolaires.

«Inviter une œuvre chez soi est un formidable moyen de la rencontrer», explique Clotilde Lacroix, à l’origine du projet. De plus, l’artothèque permet de toucher des publics pour qui l’art est moins familier, de «briser les barrières qui peuvent exister dans des lieux comme des galeries ou des musées». Mais, «il ne s’agit pas d’emprunter des œuvres signées pour s’afficher quand on reçoit des invités, on est sur l’idée de faire connaissance avec une œuvre d’art», précise-t-elle.

Des tarifs abordables

La collection de l’artothèque Nord-Pas-de Calais est ainsi dotée de 1.000 peintures, photographies ou estampes. Des œuvres d’artistes confirmés de la scène internationale (comme Jef Aérosol, Ben, Salvador Dali ou encore Jean Dubuffet) mais aussi de jeunes artistes de la région. Ces œuvres viennent de dons d’associations, de collectionneurs, mais aussi des artistes eux-mêmes. Et les tarifs sont très abordables ! 10 euros pour une œuvre ou 15 euros pour deux, pour un prêt d’un mois, en plus d’une adhésion à l’association, dont le prix dépend des revenus de l’adhérent.

«Quand j’ai appris l’existence de l’artothèque j’ai été un peu dérouté, il y avait une forme de réticence de ma part. Dans ma tête il fallait forcément posséder les œuvres, puis finalement je me suis pris au jeu. J’aime cette démarche de découverte, pouvoir partager les œuvres empruntées avec mes invités. En plus, je trouve le moment de l’emprunt très convivial, tandis que je suis encore parfois gêné d’entrer dans une galerie», affirme Laurent Badoinot, 48 ans, consultant indépendant et usager de l’artothèque Nord-Pas-de Calais depuis plusieurs années.

En clair avec les artothèques c’est le musée qui vient à vous…et même chez vous ! Quoi de mieux pour appréhender une œuvre que de l’avoir un moment chez soi. Sans pour autant se l’approprier, car ici, on reste bien dans le partage.

La carte des artothèques membres de l’Association de Développement et de Recherche sur les Artothèques

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