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1,6 millions de véhicules en état de circulation sont détruits chaque année. Pourtant, ces voitures pourraient servir à des personnes qui n’ont pas les moyens de s’en offrir mais qui en auraient grandement besoin pour trouver, et garder, un emploi. Un défi pour l’association « Autos du Cœur ».

Il y a trois ans, Christopher Cattier, père de deux enfants, vivant à Albi, faisait des remplacements en tant qu’agent d’entretien. « Je finissais tard le soir et je commençais tôt le matin, à des heures où  les transports en commun ne fonctionnent pas. J’avais un véhicule d’occasion qui tombait tout le temps en panne et ces réparations me coûtaient cher », se souvient-il.

Quand il entend parler de l’association Autos du Cœur, qui fait don de véhicules en état de marche à des personnes en difficulté, il n’hésite pas : c’est la solution à son problème de voiture sans quoi il ne pourrait plus se rendre au travail.

Sans véhicule, difficile de se rendre à un entretien d’embauche

La mobilité est un avantage certain pour trouver un emploi. Mais sans véhicule, surtout en zone rurale, difficile de se rendre à un entretien d’embauche situé à trente kilomètres de son domicile et encore plus de se déplacer au quotidien. Pour les personnes les plus démunies, sans véhicule, la recherche d’emploi est donc encore plus difficile.

Face à cette inégalité et devant le nombre de voitures mises à la casse chaque année alors qu’elles fonctionnent encore, Jacques Beaugé, retraité de l’industrie automobile, président des Autos du Cœur, a lancé l’association en 2005. L’idée est que les propriétaires qui souhaitent se séparer de leur voiture, ou leur deux-roues par exemple, en fassent don à l’association.

A l’instar des dons en numéraire, celui de sa voiture est déductible de ses impôts. Ces véhicules sont alors réparés, révisés, passés au contrôle technique auprès de garagistes professionnels avant d’être confiés à des personnes en grande difficulté. 

Des demandeurs d’emploi épaulés

Maman solo, jeune, demandeur d’emplois de longue durée… les bénéficiaires des Autos du Cœur ont tous en commun celui d’avoir besoin d’un véhicule pour (re)prendre la route du travail. Ce sont les associations ou les services sociaux qui orientent ces personnes vers les Autos du Cœur.

Pour couvrir les différents frais de remise en état des véhicules et assurer la pérennité de l’association, une contribution entre 1 500 et 3 000 euros est demandée aux bénéficiaires. S’ils n’ont pas de fonds propres, l’association les épaule dans la constitution d’une demande d’aide financière ou d’octroi de micro-crédit.

Christopher Cattier a lui bénéficié d’un micro-crédit auprès de l’association SOS Familles. « Cela fait trois ans que j’ai acquis une voiture grâce à Autos du Cœur, elle fonctionne parfaitement », se réjouit l’Albigeois, aujourd’hui en poste en tant qu’agent de sécurité, un emploi à une demi-heure de route de son domicile et en horaires décalés.

Le sujet vous intéresse? Retrouvez l’article « Du bois dont on fait des emplois » dans la 11ème édition d’UP le mag.Couv_UP11_recentree

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