La pastille anti-pollution promise par Ségolène Royal, annoncée par le gouvernement comme un des grands chantiers de 2016, est pourtant loin de voir le jour.

Le certificat qualité de l’air, ou « crit’air », devait marquer les voitures les moins polluantes par des petites pastilles couleurs, comme en atteste ce tweet d’Anne-Laure Barral, journaliste à France Info :


Ces dernières prendraient la forme, à terme, d’un véritable label écologique qui récompenserait le conducteur respectueux de l’environnement. Le message est essentiel afin de marquer le coup dans la lutte du gouvernement contre les émissions de gaz polluants.

Pour obtenir ces pastilles, il était convenu de se rendre sur le portail du ministère de l’écologie afin d’en faire la demande via un télé-service dédié.

Il est à noter que :

  1. Les catégories les plus polluantes ne pourront pas circuler dans les zones de circulation restreinte.

  1. Les catégories les moins polluantes bénéficieront de conditions de stationnement plus favorables : prix avantageux, mais éventuellement, en sus, une durée de stationnement plus longue dans les zones à stationnement courts.

  1. Certaines catégories auront des facilités de circulation, éventuellement via des voies réservées.

Problème, le ministère n’a pas précisé la date de l’entrée en vigueur de cette mesure.

En outre, le téléservice sur lequel il faut se rendre pour demander ces pastilles est introuvable. On trouve, sur le site web du ministère de l’écologie, toutes les informations dont on a besoin, mais aucune information sur la mise en pratique effective de cette mesure n’est disponible.

La ministre de l’écologie, Ségolène Royal, avait annoncé une expérimentation à Strasbourg, même si la mairie n’était pas au courant ! Ce qui a été un motif d’agacement de la part des instances de la ville de Strasbourg… comme de Grenoble, autre ville d’expérimentation, où cela n’a finalement pas pu se faire.

De label écologique, ces pastilles antipollution se sont transformées en casse-tête politique.


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