Les villes ont une part de responsabilités importantes dans l’émission des gaz à effet de serre. Comment y remédier ? Parmi les innovations autour de la «ville verte », en voici une originale : faire une culture de micro-algues sur des façades de bâtiments.

50 à 70% de la masse d’oxygène sur terre est produite par les algues ou les micro-algues (plancton). Les algues ont le pouvoir, par la photosynthèse, de transformer le CO2 en oxygène. D’où l’idée  d’une agence française d’architecture (XT-U Architects), en partenariat avec des chercheurs de Nantes : installer des algues sur les façades des bâtiments, afin qu’elles captent le CO2 émis par les villes.

Concrètement, leur innovation appelée« Biofaçade» consiste à avoir imaginé des lames d’eau, sortes d’aquarium en tube, où sont cultivées des micro-algues. Ceux-ci permettent de mieux capter le rayonnement solaire. Les algues de la biofaçade pourront absorber le CO2 rejeté par les bâtiments et se nourrir des nutriments présents dans les eaux usées. Autre avantage : ces façades permettront d’assurer la régulation thermique des bâtiments.

La filière « Algoculture »

Par la suite, on peut imaginer que les micro-algues transformeront le CO2 en biomasse, utile pour l’alimentation animale ou la cosmétique. Si ces biofaçades venaient à voir le jour, elles pourraient capter trois à cinq fois plus de CO2 que les espaces verts de nos villes.

« Aujourd’hui la filière « Algoculture » est en croissance exponentielle: les microalgues remplacent déjà la pétrochimie pour produire les molécules essentielles dont nous avons besoin pour la santé, la cosmétique, et l’alimentation. A termes elles fourniront des biomatériaux et de l’énergie renouvelable », estime le cabinet d’architecte.
Du 30 septembre au 13 décembre 2015, XTU Architects a présenté au grand public son innovation et ses usages possibles, avec une exposition du pavillon AlgoNOMAD devant l’hôtel de ville.
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