Toutes les solutions sont dans la nature ! Drones mouches, poisson robot, kangourou bionique… Quand les inventeurs s’inspirent des autres êtres vivants, les résultats font souvent mouche. Ça s’appelle le biomimétisme, et ce mouvement est en plein développement.

Progrès et environnement ne sont pas forcément opposés ! Le biomimétisme, c’est plutôt exactement l’inverse : il s’agit de s’inspirer des formes et du fonctionnement de la nature pour innover dans la technologie. En fait, ce n’est pas nouveau. Le Velcro, par exemple, est inspiré du fruit de la barbane, une plante qui a la fâcheuse tendance à s’accrocher aux vêtements ou aux poils d’animaux.

Mais à  l’heure où le réchauffement climatique est une problématique croissante, le biomimétisme est perçu de plus en plus comme une solution aux problèmes sociaux et environnementaux. Car, pour rappel, la nature, elle, ne produit pas de déchets et ne consomme pas d’énergie fossile. D’où l’idée qu’on ferait peut-être bien de s’en inspirer.

Des formes inspirantes

Au Japon, la forme du TGV Shinkansen est par exemple inspirée du bec du martin-pêcheur. Son avant pointu lui permet de faire face à une grosse pression, malgré sa grande vitesse, comme le martin-pêcheur quand il plonge dans l’eau sans une éclaboussure. Cela a permis de résoudre le problème des détonations sonores lors du passage du train dans des tunnels.  Une société canadienne s’est-elle inspirée des nageoires de la baleine à bosse pour créer des pales d’éolienne beaucoup plus performantes.

Dans le domaine de la robotique, on ne compte plus le nombre d’appareils inspirés des formes animales : les drones abeilles, le robot-guépard encore le kangourou bionique…. Souvent, ce sont les techniques de déplacement des animaux qui inspirent. Par exemple, le robot Crabster CR200, avec sa forme d’un crabe, permet d’explorer des fonds marins sujets à de très forts courants.

Les innovations ne manquent pas, mais leur intérêt dépend bien sûr de leurs usages, certains pensent surtout à des utilisations militaires, quand d’autres réfléchissent au gain pour la société.


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