Et si les animaux marins étaient la solution pour des lumières plus écologiques ? Lors de la COP21, une jeune entreprise française va présenter un système d’éclairage à partir de bactéries cultivées sur des calamars ou des méduses.

Dans la mer, les méduses, poulpes et certains poissons font de la lumière, et cela n’a bien sûr aucun rapport avec de l’électricité. Leur source de lumière provient de bactéries aux propriétés bioluminescentes. Une start up française, Glowee, a eu l’idée de cultiver ces même bactéries en laboratoire, pour en faire des sources de lumière ne nécessitant pas d’électricité. Concrètement, les bactéries sont stockées dans une coque transparente et adhésive, à l’intérieur de laquelle elles bénéficient de tous les éléments nutritifs nécessaires à leur survie.

L’idée à terme, c’est de remplacer l’électricité des vitrines et du mobilier urbain par cet éclairage dit naturel. Une manière de réduire les émissions de CO2. Glowee compte tester sa technologie sur des panneaux publicitaires de groupes du CAC40 lors de la COP21.

Une lumière douce et économique

Les avantages avancées par l’entreprises sont qu’il s’agit de bactéries non toxiques et dont la culture demande peu d’énergie. De plus, ces micro-organismes produisent une lumière plus douce que les systèmes d’éclairage classique.

Le problème est que, pour l’heure, ces bactéries ne peuvent éclairer que deux à trois jours, pas plus. L’objectif de l’entreprise est de prolonger leur durée de vie à 6 mois, en améliorant le milieu nutritif et le contenant des bactéries. Cela obligera tout de même à changer les installations régulièrement, mais restera moins coûteux qu’un éclairage classique.


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