Depuis les années 1960, des pneus ont été immergés en mer pour en faire des récifs artificiels, une très mauvaise idée, qui s’est avérée nocive pour l’environnement. La France est en train d’accélérer son action pour remédier à ce problème.

Abandonner des pneus en mer pour que s’y développe naturellement une vie marine. Cette idée peut paraître incongrue aujourd’hui, mais elle était très en vogue dans les années 60. En France et ailleurs dans le monde, des pneus attachés ensembles ont été immergés en mer pour en faire des récifs artificiels.

Une fausse bonne idée, qui s’est révélée inefficace et nocive pour l’environnement. Les pneus n’ont pas résisté à la houle et aux courants et se sont éparpillés en mer, détériorant au passage les écosystèmes. Et puis la faune sous-marine n’a pas colonisé ces habitats artificiels, recouverts d’hydrocarbures et de produits toxiques.

Une opération pilote en Méditerranée

La France, longtemps restée à la traîne concernant ce problème, vient d’accélérer son action pour y remédier. Depuis le début du mois de mai, l’Agence des aires marines protégées s’est attaquée à une partie des 25 000 pneus immergés en Méditerranée, entre Cannes et Antibes. Ils avaient été immergés là dans les années 80, à une époque où tout un chacun pensait que les pneus étaient non-polluants.

Il s’agit d’une opération pilote sur quelques 2 500 pneumatiques, avant un éventuel retrait de l’ensemble des pneus en 2016. Voilà qui devrait permettre de mettre fin à l’arrivée quotidienne de pneus non-désirables qui s’échouent sur les plages.
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